jeudi 7 mai 2009

Arachnhomophobia

Bon je sais, ceci n'a en rien de rapport avec les voyages, les concerts ou autres bêtises que je peux raconter mais c'est un sujet qui m'obsède depuis quelques temps. Etant arachnophobe depuis toute petite et le printemps faisant de nouveau son apparition, j'ai du soumettre ma grand-mère à de nombreuses accrobaties la semaine dernière pour me libérer de deux monstrueuses bestioles à huit pattes.
Ma chambre donnant directement sur le jardin, je commence à me demander comment je vais pouvoir m'en sortir le jour où je serai seule face à cet insecte, à mes yeux insupportable. Outre les moqueries qui ont toujours lieu face à cette peur, j'ai commencé à me renseigner sur le sujet pensant qu'il est peut-être temps d'arrêter de me pourrir la vie constamment.

Lorsqu'en rentrant à la maison on examine les pièces dans les moindres recoins, qu'à chaque endroit on imagine qu'une de ces bêtes puisse en sortir soudainement et en imaginant même souvent des scénarios incensés certes mais non moins angoissants. Et ce, sans encore qu'aucune bestiole ne soit détectée. Ceci est encore une autre histoire. Outre la surprise de la découvrir, passe le moment de paralysie et de crispation totales pouvant meme aller jusqu'aux crises de panique (en fonction de la taille de l'énergumène).
M'étant déjà retrouvée dans des situations où personne ne pouvait m'aider, j'ai parfois passé plusieurs heures à tenter quelque chose sans pouvoir ne rien faire et au moindre mouvement de la créature perdre tous mes moyens puis devoir lui envoyer dessus un objet faisant au moins 500 fois sa taille et son poids pour finalement repasser trois heures à me me convaincre d'aller constater sa mort.

Donc bon certes, ces situations sont ridicules et moi-même je le concois très bien, n'empêche que, ça ne change pas grand chose.



Wikipédia nous propose la définition suivante:
les phobies spécifiques (ou phobies «simples»), où les symptômes sont déclenchés par un objet externe : souris, avions, sang, etc. Souvent négligées par l'entourage et parfois tournées en ridicules, elles peuvent être source de détresse psychologique majeure, et dans certains cas d'un impact sérieux sur la qualité de vie (phobie des transports, phobie des animaux, phobie des phénomènes naturels…).

Apparemment différents types de thérapies existent, qui permettent à la fois d'apprendre à se relaxer lors d'une situation de "crise", de découvrir l'origine de cette peur (bien que pour n'importe quel type de problème, Freud nous dira que c'est encore l'oeuvre de notre surmoi, sacré surmoi) et enfin de faire face à la Bête. Ne doutant pas une seconde de ma motivation et volonté à me faire soigner, quand on m'explique que le gentil thérapeuthe va amener une énorme mygale dans un bocal pour me faire moins peur, je me pose des questions.
En dehors du fait que rien qu'en l'imaginant je change déjà de couleur, je ne peux m'empêcher de penser que je risque au moins une vingtaine de crises cardiaques. Attendons de laisser mûrir tout ça d'abord hein.



Par contre, pour se renseigner c'est aussi tout un challenge. Tapez arachnophobie sur le web et vous avez droit de vous retrouver face à un macro de mygale velue qui vous regarde droit dans les yeux sur 19" d'ecran. Merci bien.

Pour finir, à force d'obsession de la phobie et des multitudes de questions qui me viennent, j'ai subitement fait un drôle de rapprochement. L'homophobie par exemple. Est-ce seulement imaginable qu'une personne puisse autant avoir "peur" d'un homosexuel que j'ai peur des araignées ?
Y a-t-il des homophobes conscients de leur phobie, y en a-t-il même qui songent à se faire soigner ? Doit-on instaurer des thérapies comportementales similaires pour ce genre de phobie ? (et pof, un homosexuel dans un bocal).
Cela vous semble-t-il censé de vouloir faire en sorte qu'une araignée devienne fourmi car elle ne vous inspire que du dégoût en étant ce qu'elle est ?

Oui je sais, c'est un peu tiré par les cheveux, n'empêche que...



jeudi 16 avril 2009

Une histoire de tétard

Il y a deux semaines de cela, un réveil plus que matinal nous attendait dès le vendredi afin de sauter dans un avion à destination du plus plat pays des plus gros mangeurs de frites, j'ai nommé la Belgique.
En effet, le but principal étant d'aller rendre visite à de très proches amies et de leur tout nouveau petit tétard baveux.
A peine arrivées à l'aéroport construit par l'architecte le plus sadique du monde (tout droit, on descend, on repart de l'autre sens, on remonte, on redescend... oh la sortie ! ah bah non, faut redescendre...), nous eûmes l'aperçu de ce à quoi allait ressembler notre week-end puisqu'une catastrophe nucléaire avait déjà eu lieu dans la couche culotte dudit tétard, apparemment assez impatient.

Après des retrouvailles bien meritées et l'apprivoisement du très mignon petit tube digestif aux cordes vocales plutôt puissantes, nous avons commencé notre tour culturel dès le lendemain par Bruges, petite ville pittoresque aux antécédents moyenageux.





Le jour suivant, nous avons été transportées à Namur et sa jolie citadelle qui, lorsque nous sommes munis d'une poussette, d'un sac de couches et d'un petit morceau de viande qui mène ses parents à la baguette, devient tout de suite un peu plus sportive à grimper.
Malgré tout le jeu en vaut la chandelle et la vue se laisse apprécier surtout quand le soleil vient enfin prouver que oui, en Belgique aussi il y a des saisons.





Le dernier jour, délaissées à nous-mêmes, sans changement de couches et allaitements répétitifs, munies d'un plan et d'appareils photos, nous avons trottiné à travers Bruxelles et ses endroits les plus touristiques.
Après la magnifique Grand Place, nous sommes allées voir le ridiculement petit Mannekenpis puis sa compagne Jeannekepis un peu plus loin.






Notre balade nous a ammené a croiser de nombreux murs peints qui référencent le monde de la BD très présent dans cette ville pour mon plus grand bonheur. Quelques tours de plus et quelques stations de métro plus loin, nous n'avons pas manqué la séance photo devant l'Atomium, vestige de l'exposition universelle de 58.



En plus d'avoir été fortement agréable ce week-end fut donc aussi très enrichissant. Et malgré l'anti-démocratie qui s'installe dans ce foyer, nous avons quand même failli repartir avec cette petite bouille aux yeux si doux...


Et là, je suis crédible ou... ? (photo by T2)

mardi 24 mars 2009

Zermatt

Ce week-end je me suis laissée entraîner au fin fond de la Suisse, plus exactement au sud vers la frontière de l'Italie, dans le petit village touristique qu'est Zermatt.
Pour s'y rendre il faut prendre le glacier express, un petit train rouge qui ressemble à un train pour playmobil et qui traverse tous les bled paumés petits villages pittoresques helvètes.

Concernant Zermatt, rien à voir, et il ne faut pas s'attendre à rencontrer Heidi descendue de sa montagne mais plutôt sa version 2.0 de Madame en manteau de vison.
Dans ce village aucune voiture à escence n'est autorisée et la circulation est dominée par une multitude de taxis électriques qui roulent comme des malades dans des chemins très étroits. En fin de course, vous avez donc généralement la sensation d'être une énorme bouteille d'orangina.



Les habitations qui peuplent ce village sont principalement des hotels et se construisent les uns sur les autres afin d'économiser le plus de place possible dans cette petite vallée. En dehors des hotels on y trouve notamment des restaurants et des magasins pour touristes dans lesquels vous y trouverez de superbes marque-pages, couteaux suisse ou encore porte-clefs à la mode.

Bref, ceci dit, une telle affluence se comprend très vite une fois que l'on lève le nez.




Le mont Cervin (le logo de Toblerone notamment) et le domaine paradisiaque du Matterhorn s'offrent à vous pour quelques francs suisse et un télépherique qui se prend au beau milieu du village, le tout arrosé d'un soleil éclatant sans le moindre petit nuage à l'horizon.
Après trois téléphériques serrées comme des morues et avec un bâton de ski dans chaque oeil, le spectacle est tout simplement indescriptible...



Contrairement au froid qui règne au sommet.

A 3883m, quand vous êtes un grizzly frileux qui aime hiberner l'hiver dans son lit avec des chaussettes aux pieds, ben il fait froid. Très froid.
Le temps de prendre quelques photos en un temps record et ma main était devenue violette. Mon nez gouttait des stalactites et mes orteils se figeaient un par un. Autant vous dire que nous n'avons pas apprecié la vue des heures durant.


Mais quelle vue...

Les skieurs étaient nombreux et je dois dire que l'envie de sauter sur une paire de ski était plutôt tentante.
Pour d'autres raisons ce petit séjour dans la peau d'un esquimau à la vanille fût extrêment plaisant et nous avons terminé notre route le lendemain en faisant un petit arrêt à Berne, qui je le rappelle est la capitale de la Suisse (et non Gland comme peuvent le penser certains).



lundi 16 mars 2009

Six mois de bonheur c'est...

  1. 14 400 km de trajets parcourus
  2. 7680 minutes de train
  3. Tricher aux jeux vidéos (surtout elle)
  4. Savoir dire 2-3 gros mots en portugais
  5. Moins de légumes mais (beaucoup) plus de chocol... glucides
  6. -4 kg (pas compris non plus)
  7. Plus de produits dans la salle de bain et de fringues dans la chambre
  8. 24 week-end inoubliables
  9. Passer du mode grizzly au mode bisounours-fougère
  10. 826 sms mensuels
  11. 80 heures de téléphone
  12. Un nouveau forfait
  13. Beaucoup de sucres dans le café
  14. Une rencontre unique



Pouin ?

P.S. : Je t'aime

lundi 2 mars 2009

Macbook Pro of Time

Le petit dernier.
Depuis mon embauche dans la petite startup dynamique et ambitieuse, il a fallu que je change de matériel de travail.
En effet le petit macbook 13" n'était pas assez robuste pour accueillir CityEngine. Après toutefois avoir essayé de désactiver moultes paramètres graphiques, Brooke ne voulant rien entendre, a donc du se rendre à l'évidence: il ne faisait plus le poids face à mon environnement de travail (mince alors).



C'est avec une frénésie caractérisant tout informaticien qui s'achète un nouvel ordinateur (et bénéficiant alors d'une bonne excuse réconciliant ma morale) que je me suis commandée le nouveau Macbook Pro. L'écran plus large n'est franchement pas un luxe, ne pouvant vraiment plus travailler à l'aise sur mon ancien 13" et étant amenée à travailler souvent à distance et/ou dans le train. Le design est très allechant et le clavier illuminé n'est franchement pas à plaindre.
Placé à côté, le Macbook blanc en plastique ressemble à un gros playmobil, la nouvelle génération bénéficiant d'un chassis en aluminium beaucoup plus fin.
Muni de ses deux cartes graphiques, Navi[1] me permet donc de lancer CityEngine (et de l'utiliser surtout), un DVD, une machine virtuelle, Eclipse et d'autres applications simultanément sans carburer comme une locomotive à vapeur et devoir le recharger en brouettes de charbon.
Et ça, c'est plutôt agréable.

Notes

[1] la petite fée dans Zelda, Ocarina of Time en bon souvenir de mon adolescence bercée d'une productivité et d'un autisme sans merci (coucou maman)

mercredi 4 février 2009

La fin d'une époque.

Fini de poser ses fesses dans un amphi à se demander pourquoi chacune de ses paupières fait 2.5 kg,
Fini de passer des nuits blanches à se droguer de stimulants pour terminer un devoir,
Fini les fins de semestre où l'on ressemble à un zombie sorti tout droit de Resident Evil,
Fini les séquestrages dans la chambre pour réviser, apprendre, comprendre, se heurter à des formules égyptiennes à vouloir s'enfuir loin,
Fini les projets à suer des semaines pour quand même manger des pâtes tous les jours et n'obtenir qu'une note en retour,
FINIIIIIII !!!

Certes, cela implique aussi la fin des soirées étudiantes, des après-midi "j'en-fous-pas-une-paske-j'ai-vraiment-plus-envie", des réductions spéciales, de l'environnement autarcique à l'allure "l'île aux enfants" de l'UTBM, du club photo prétexte pour aller mouler dans des festivals... Mais bon.
N'empêche que ça y est, j'ai terminé mon dernier semestre d'études à l'ETH sur un plutôt sympathique 5,25/6 qui m'a permis de récuperer mes 6 crédits manquants et justifie donc ma parfaite maîtrise des hiéroglyphes (comprendre formules de physique).



Fin janvier a été aussi l'achèvement de mon travail à Disney, un job étudiant plutot sympathique (moi qui était prête à aller vendre des hamburgers en suisse allemand), un projet d'implémentation intéressant qui m'a permis d'en apprendre plus en vision par ordinateur mais également en ingénierie logicielle ce qui est toujours bon à prendre. A côte de ça, il faut dire aussi qu'en vendant des hamburgers je n'aurais peut-être pas pu m'offrir le nouveau Macbook Pro, investissement en terme de puissance graphique poussé par mon environnement de stage (et mon côté "je-bave-devant-les-vitrines-de-l'Apple-Store"), ni ajouter une ligne à mon CV (enfin si j'aurai pu aussi, mais bon).



Changement de rythme donc, nouvelle phase, celle de la vie active de presque-ingénieur !
Bonjour les soirées et les week-end complètement libres,
Bonjour la nouvelle team de geeks craqués,
Bonjour le nouveau bureau avec nourriture et boissons à volonté,
Bonjour CityEngine et mon sujet de stage en recherche et développement,
Bonjour l'imagerie et les problèmes d'optimisation,
BONJOUUUUUR !!!



jeudi 18 décembre 2008

Apple City

Un ptit craquage... (Blog)



Tiens sinan, aujourd'hui a lieu le dernier cours (à priori) de mon cursus d'étudiante ingénieure.
C'est émouvant.

mardi 16 décembre 2008

Physically-based Simulation

Comme son nom l'indique, ce cours que j'ai suivi ce semestre à l'ETH porte sur de la simulation physique.
Ca chatouille un peu les neurones mais c'est un domaine de l'imagerie qui m'était encore inconnu.

Nous avons donc pu étudier la simulation de fluides avec une présentation d'un chercheur de chez Disney qui a notamment travaillé pour le film Poséidon. Disons que faire une thèse sur comment avoir un rendu réaliste et physique de l'eau en jouant avec des équations de 3 lignes chacune qui picotent bien les yeux, ça fait à peine peur. Surtout qu'au final il a passé quelques bons mois pour réaliser 2 scènes d'à peine quelques minutes...

Les exercices ont eux aussi bien failli me faire perdre la moitié de mon cuir chevelu, avec en prime la question sur la simulation de fumée qui est une implémentation, il faut le dire, de masochiste assez complexe.



A part ça, nous nous sommes amusés à base de Mass-Spring Systems, de Rigid Bodies (présenté par un chercheur de chez Nvidia PhysX s'il vous plaît) et de Finite Element (rendu élastique de l'objet).
L'approche générale étant d'assigner à chaque particule (point du maillage) une masse et des forces incluant la gravité.
Ensuite il faut "juste" appliquer les formules physiques qui sortent tout droit d'un papyrus pour mettre à jour à chaque instant t, la vitesse et la position de nos particules qui vont donc réagir d'elles-mêmes selon l'environnement, les paramètres à bidouiller et les forces à appliquer.



J'ai donc pu me rafraîchir la mémoire sur la détection de collision et perdre quelques cellules grises sur l'implémentation d'une impulsion lorsque l'objet entre en contact pour ainsi éviter la pénétration de ce dernier dans le second objet dû à l'intervalle de temps avant la prochaine mise à jour.

Toutes ces simulations physiques sont donc bien-entendues régies par de nombreux paramètres et les états instables sont vite atteints lorsque de mauvaises valeurs sont utilisées (ou des oublis/erreurs dans les formules aussi par exemple...) qui peuvent vite vous faire oublier d'où vous venez mais au final ce cours m'a permis d'apprendre énormement de nouvelles choses, de découvrir cet aspect de l'imagerie et de me remémorer quelques anciens souvenirs bien vague en physique.



Un petit screenshot de notre projet présenté ce lundi, une simulation d'une boule à neige (demi-sphère de verre) contenant un bonhomme de neige simulé en tant que Rigid Body qui se cogne aux parois et rebondit à tout va lorsque la boule est secouée (N.B. : n'y cherchez surtout pas un quelconque intérêt...).

Concernant l'élasticité nous n'avons pas eu le temps de l'intégrer au bonhomme de neige pour que ce dernier se colle aux parois tel du chewing-gum mais l'implémentation a été réalisée sur un maillage de cube et finalement... à quelques jours du rendu, ça a même finit par marcher.
Pas vraiment visible sur l'image mais lorsque l'un des tétrahèdres du cube est déplacé, ce dernier se met à onduler et s'étirer comme un gros pudding anglais.



Malheureusement nous n'avons pas gagné le prix du meilleur projet... à savoir un ipod shuffle chacun.
Quand même hein.
Heu oui, à l'ETH ça ne rigole pas. Ce projet compte pour 15% de la note finale et l'implémentation revient à l'étude de quelques papiers de recherche poussés de quelques indices souvent très vagues dans les cours.
En gros nous avons fait en quelques semaines ce que j'ai fait en 3 mois en Corée. En gros.

Puis après avoir passé des heures à rajouter un peu de masse par-ci et d'amortissement par-là, c'est plutôt Chemically-based Simulation qu'il aurait fallu l'appeler ce cours. "Vas-y essaye avec 35 pour voir si c'est toujours instable ? 34.9 ? ... Et en rajoutant un poil plus d'amortissement ? Ca a l'air mieux... non ?"

Examen oral le 9 Février... To be continued.

jeudi 11 décembre 2008

C'est bientôt Nowêêêl...

... que la vie est bêêêlle.

(Cliquez sur l'image pour voir le strip)

mardi 9 décembre 2008

Procedural

A partir de Février prochain, je vais m'amuser pendant six mois.

mercredi 26 novembre 2008

Maja Pantic's talk

Aujourd'hui j'ai assisté à la conférence de Maja Pantic sur les projets que suivent son groupe de recherche concernant les interactions homme-machine et leurs applications du futur.

Je tenais à parler de cette présentation car elle suit un peu le thème que j'ai étudié lors de mon stage en Corée du sud. En effet, Maja et son équipe ont étudié toutes les étapes de détection d'une expression faciale et corporelle humaine.

Après avoir expliqué quels étaient les critères qu'un ordinateur pouvait prendre en considération (en effet, la transpiration du sujet n'en fait pas partie), elle a debuté en nous présentant son travail de détection de visage et notamment des points clés le constituant (constellation de points au niveau de la bouche, du nez, des yeux, des sourcils et du menton). La détection est plutôt efficace malgré quelques cas de mouvements brusques qui font apparaître de mauvaises positions ou encore lors d'un reflet de visage dans l'eau (un exemple de l'utilisation de son algorithme utilise le visage de Gollum du Seigneur des Anneaux lors de la scène où il parle à son reflet !).



Suite à cela, elle entre alors dans les détails de détection et d'analyse des expressions faciales, partie qui m'a le plus interessée. En effet, des méthodes existantes utilisent des codes correspondant aux mouvements particuliers de certains muscles et, en les reconnaissant, une expression peut-être reconstituée et donc analysée. Il existe en tout 27 de ses codes (par exemple le lever de sourcils, le froncement de sourcils, le clignement d'oeil...). Ces méthodes utilisent des algorithmes qui fonctionnent par frames et il est alors impossible de détecter un clignement d'oeil ou un pincement de lèvres. Maja et son équipe ont alors décidé de faire entrer en compte un facteur supplémentaire : la dynamique temporelle.

Ainsi, en plus de détecter l'impliquation des muscles et des forces appliquées sur le visage, ils récuperent le début de la dynamique du mouvement jusqu'à son état stable, puis le retour à l'état initial. Grâce à cela, les courbes de mouvements génerées peuvent alors détecter et différencier un rire franc d'un rire forcé ! (Pour un rire forcé, le retour à l'état initial sera beaucoup plus abrupte que pour un rire franc).

La conférence s'est terminée un peu rapidement sur la détection de sons émis par la voix (intonalité, puissance...) afin d'approfondir l'analyse du comportement humain. Des recherches ont également été effectuées dans la détection de mouvement corporel.
Par rapport à mon stage en Corée et les papiers que j'ai pu lire sur le sujet à l'époque, des avancées considérables ont été faites dans ce domaine même si l'expression et la gesture humaines restent encore un sujet très complexe car dépendent également du sujet (est-ce que je vais bouger la tête avant de rire ou le contraire par exemple).
Pour Maja Pantic, l'interaction de l'humain avec la machine passe avant tout par la connaissance de cet humain par la machine afin de pouvoir bénéficier d'interactions beaucoup plus évoluées dans le futur.

J'ai trouvé cette conférence vraiment très intéressante et j'ai été impressionnée par toutes les différentes recherches et projets auxquels Maja Pantic a participé (la liste de ses publications...). De plus, une femme avec beaucoup de prestance et leader de son groupe, une bonne raison de plus pour en parler !

N.B. : la plupart de ses algorithmes sont disponibles sur son site.
N.B. 2 : concernant la survie de ce blog, vous aurez des nouvelles très prochainement (sisi je suis vivante, juste occupée...).
N.B. 3 : un petit mot d'excuse à ceux pour qui ce post sera tout droit sorti d'une autre dimension ! :D

mardi 28 octobre 2008

Contrat

La semaine dernière j'ai reçu mon contrat de travail dans une jolie pochette cartonnée.
Crédibilité : nulle.


jeudi 2 octobre 2008

Zürich: a new (hippie) life

Et c'est reparti pour un tour.
Me voilà installée depuis début septembre dans ma coloc de fougères. Et ça vaut à peu près le détour. Oui je SAIS je suis pas en avance et ma fréquence de post laisse quelque peu à désirer en ce moment... BREF.

Alors commençons par évoquer la disposition assez originale de ce merdier cette habitation puisque ce sont 3 appartements convertis en un seul se situant entre une association de latinos quelconques qui font je-ne-sais-pas-trop-quoi et d'une famille qui habite au dernier étage. Les escaliers de l'immeuble "traversent" ce qui constitue notre chez-nous et il n'est jamais surprenant de croiser dès le matin quelqu'un que l'on a jamais vu de sa vie ("oh tiens, un coloc"). En effet, en étant neufs colocataires, chaque partie possède 3 chambres et une salle de bain (la mienne possédant l'originalité d'avoir les toilettes derrière la douche ce qui implique un enjambement assez conséquent et donc une santé physique requise). L'une d'entre elle prend également en compte la cuisine et le salon. Déjà ça commence bien dans le genre squatt-d'artistes-fauchés.




En ce qui concerne ma chambre c'est encore toute une histoire qui m'a valu un échange d'une dizaine de mails pour m'y retrouver (allemand oblige, j'avais juste rien compris). J'ai recupéré la chambre d'une fille qu'une autre fille a meublé et me sous-loue (oui c'est encore un peu flou, le principal étant que j'ai une piaule pour le semestre...). Jusque là rien d'extravagant. Le truc est que la fille aux meubles est une artiste. Ce qui veut dire bizarre originale et implique forcément des surprises.

C'est-à-dire qu'après avoir balourdé son bordel dans la cave (outre les toiles moches) qu'elle m'avait gentiment laissé, éparpillé de partout, j'ai pu alors me faire une raison que j'allais passer mon semestre sur un lit en hauteur (faut pas être trop saoul pour aller se coucher je vous le dis moi) et travailler sur une ancienne table à couture en guise de bureau. Bon avec le macbook et l'écran 22 pouces ça perd tout de suite de son charme. Mais le truc fun c'est que quand je mets mes pieds sur la tablette en-dessous, je fais tourner la roue. Et CA, ça n'a pas de prix :D





Accompagnee de 2 fougères (des vraies, des plantes quoi) et d'un chat que j'appellerai Super-Glue, je passe parfois mes repas du soir dans des conversations mêlant l'italien, le français, l'allemand, le suisse allemand et l'anglais. Le tout dans un bordel monstre et un chaos sans nom. (Il n'est pas surprenant de tomber sur un tyrannosaure en plastic le matin sur le chemin de la cuisine).


Avec Pablo, l'éléphanteau.

mardi 9 septembre 2008

Done.



lundi 8 septembre 2008

Mickey squatte l'ETH

Au mois d'août dernier a été rendu officiel le partenariat entre Walt Disney (et donc Pixar Studios) et l'ETH. Un laboratoire spécifique rattaché à l'école vient donc de voir le jour pour collaborer dans des projets de Disney Research.

Le truc marrant c'est qu'avant cette annonce j'ai contacté un professeur pour travailler à temps partiel dans son laboratoire d'imagerie et que ce professeur est un des principaux concernés par cette nouvelle alliance. De possibles opportunités professionnelles s'ouvrent donc à moi modulo la façon dont je me sortirai des divers entretiens en attendant tranquillement la reprise des cours à l'école.

Sachant que petite je rêvais d'être dessinatrice pour la société de la fameuse souris, voilà un rêve d'enfance qui me rattrappe et me surprend à travers un croisement de route... Bon ben, y a plus qu'à.